Lorsque vous passez un escalier en back-flip ou que vous sautez d'un toit d'immeuble à un autre, il vaut mieux s'assurer que les réceptions sont correctement filmées et les vidéos sauvegardées afin de pouvoir les partager avec vos amis.
À votre avis, à part Spiderman, combien de personnes sont capables de réaliser ce genre de clip ? Très peu, c'est évident. Les « Elite Freerunners » de Boulder dans le Colorado font partie de ces sportifs de l'extrême. Ils se présentent sur YouTube dans une vidéo promotionnelle de cinq minutes.
Sur un tournage comme celui-ci, refaire une prise ne prend pas seulement du temps. C'est physiquement éprouvant, indique Ryan Ford, le copropriétaire d'APEX Movement, une société de Boulder qui entraîne des particuliers à cette discipline urbaine qu'est le freerun. Le film de Ryan Ford a été tourné avec un Canon 60D et un Canon HF10, puis monté avec le logiciel Final Cut Express d'Apple sur un ordinateur portable Apple MacBook Pro, ainsi qu'avec un disque dur externe Seagate GoFlex Desk pour Mac de 4 To (désormais rebaptisé Backup Plus).
« J'utilise des disques Seagate, car ils ont toujours été pour moi d'une fiabilité sans faille, explique Ryan Ford. De plus, leur capacité est si grande que je peux conserver tous les fichiers de mon projet vidéo sur le même disque portable. »
Le disque dur de bureau Backup Plus pour Mac de 4 To offre une capacité suffisante pour stocker près de 500 heures de film en haute définition, ou 819 000 morceaux numériques.
Saisissant les athlètes en action sous trois angles de caméra différents, Ryan Ford et son équipe ont filmé des centaines d'heures de figures acrobatiques en milieu urbain et sur le site de l'université du Colorado à Boulder. La dernière scène est un enchaînement rapide de mouvements ahurissants réalisés par sept spécialistes du freerun, dont Ryan Ford.
Le clip a un côté urbain et brut qui est caractéristique des vidéos de freerun. Les athlètes y évoluent dans des figures défiant la gravité, des mouvements de félins tels que le « passe muraille », le « tic-tac » et le « saut de chat », entre autres.
« La sensation que l'on ressent quand on arrive à bien réaliser une figure est difficile à décrire, » confie Justin Clark, 20 ans, qui exécute un équilibre sur un bras en haut d'un pilier de 6 mètres à l'entrée du Farrand Field de l'université du Colorado. « C'est génial de ne faire plus qu'un avec son environnement. Cela semble tellement naturel, comme si les murs et les traverses n'attendaient plus que vous. »
« Je ne dis pas que nous n'avons jamais peur, explique Erica Madrid, 20 ans. La famille et les amis sont parfois très inquiets de nous voir faire des trucs insensés, ou qui ont l'air d'être insensés. Pour nous, cela fait partie de l'entraînement quotidien. »
Le freerun, qui apparaît dans plusieurs superproductions récentes comme Casino Royale et La vengeance dans la peau, trouve son origine dans le parkour, une discipline popularisée en 2003 par le documentaire Jump London. En France, le parkour s'est développé dans les années 1920 sous l'influence des arts martiaux asiatiques ninjutsu et qing gong, ayant pour objectif l'efficacité de mouvement autour des obstacles. Pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, le parkour constituait l'entraînement standard des militaires français.
Cela dit, le freerun est moins centré sur les obstacles que sur l'épanouissement personnel en général. Pour certains, le freerun est aussi une forme de méditation. C'est le cas d'Amos Rendao, 28 ans : « Lorsque je réalise une figure parfaite et fluide, j'atteins un état de vide total, une harmonie entre l'esprit, le corps et l'environnement. »
Les internautes qui regardent Amos Rendao et ses amis sur YouTube (173 000 lectures depuis la mise en ligne du clip en février 2012) éprouvent un mélange de crainte et d'admiration. Un internaute commente : « Enregistrez ces types avec des logiciels de création de jeux vidéo, et vous obtenez directement Mirror’s Edge 2. »
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- Par Cindy Martini
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